Plongeon dans la Mer de la Tranquillité
Buzz Aldrin photographié par Neil Armstrong, Mer de la Tranquillité. La Lune. 21 juillet 1969
Référence officielle (N.A.S.A.)
N° d’ordre : Apollo 11, AS11-40-5903
Lieu (!) et date de réalisation : 1969-07-21 (U.T.)
Central Latitude/Longitude (deg) 00.57,023.49 E
Imaging Information : Image de surface
Instrument : Hasselblad E L
Objectif Zeiss Biogan de 60 mm de focale ouvrant à f 1/5,6 muni d'un filtre polarisant.
Film : Kodak Ektachrome EF SO, 168 Asa de format 70 mm
La lune vaut bien une chronique
Cette photographie fut élue en 2001 "La photo du siècle"(1), peut être parce qu'elle est jusqu'à nos jours la photographie la plus publiée. Néanmoins elle est souvent accompagnée de la légende "Le premier homme sur la Lune" alors que cet visière cache le visage d'Edwin Aldrin le second à le faire. Même le site Photographie.Com s'est trompé, on affirmant : " Vous avez été 64,28 % à choisir dans le livre "Les 100 photos du siècle" celle des premiers pas sur la Lune d'Armstrong". Confondant le sujet avec le photographe. Pourtant la mention (date, auteur et employeur ou agence) de la photo illustrant l'article est correcte : 21 juillet 1969. Neil Armstrong -Nasa. Mais avant d’arriver sur les lieux, la photographie fut un acteur primordial dans la conquête lunaire.
En mars 1840, c'est-à-dire moins d’un an après la divulgation de l’invention de Daguerre par François Arago, l'Américain J. W. Draper réussit une prise de vue de la Lune à l'aide d'un daguerréotype disposé au foyer d'un télescope de 130 mm de focale en utilisant un temps de pose de vingt minutes. Felix Tournachon, à qui on doit la première photographie aérienne depuis un ballon captif, choisit Nadar comme surnom, anagramme de Ardan le principal personnage du roman de Jules Vernes « De la terre à la Lune ». La Lune est devenue une préoccupation de photographes. En 1896 l'observatoire de l'université de Harvard termine le premier atlas photographique de la Lune, de la face visible, bien entendu ! L'existence d'une face visible et d'une face cachée est due à la synchronisation parfaite entre la rotation de la Lune sur elle-même et sa rotation autour de la Terre, les deux phénomènes durent chacun 27 jours 7 heures 43 minutes exactement. Il fallait attendre le 4 octobre 1959 pour que l’homme regarde enfin l’autre côté de la Lune à l’aide des premières photographies réalisées par la sonde spatiale soviétique Luna III. Imaginez qu’il fallut automatiquement développer les négatif à bords et les envoyer par voie radio à la terre.

La face cachée de la Lune vue et photographiée pour la première fois le 4 octobre 1959 par la sonde soviétique Luna III
La course commence
Le 12 avril 1961, Khrouchtchev annonce, après une heure de révolution sur les 108 minutes prévues autour de la terre de la capsule Vostok 1, que l'Union soviétique a envoyé un homme dans l'espace.

Le cosmonaute Youri Gagarine, dans le bus l'emmenant au pas de tir. Photo DR. 12 avril 1961
La Place Rouge est envahie par une foule enthousiaste, la Pravda du lendemain titre en grosses lettres cyrilliques " Le plus grand événement de l'histoire du monde"(2)...mais point de photographies de l'exploit, juste le portrait de Youri Gagarine dans le bus l’emmenant au pas de tir ou celles de son accueil par les officiels.
Il a fallut plus d'un mois au président américain Kennedy pour trouver ses mots face non seulement à l'exploit mais surtout, de l'ignorance des services de renseignements américains des préparatifs des Soviétiques. Face à ce double défi, il promit devant le Congrès américain, avec un mélange de sentiments patriotiques bafoués et de challenges technologiques à relever: "de déposer un homme (un Américain, évidements) sur la lune et de le ramener vivant avant la fin de la décennie". A défaut d'avoir été les premiers dans l'espace, la N.A.S.A. s'est vue dans l'obligation d'être avant tout le monde sur la Lune. Contrairement aux soviétiques, qui n'ont pas su profiter du vol de Gagarine pour ajouter à la propagande les illustrations qui vont avec ; ils n'ont diffusé que des portraits “terrestres” de leur héros, les Américains ne vont rien laisser au hasard. Le mécanisme de la Star System de Hollywood fut exporté en orbite en attendant le grand show de Lune. Mais le but se révèle difficile à atteindre. Malgré la multiplication, en cinq ans, du budget de la N.A.S.A par dix et l'enrôlement de pas moins de 20000 entreprises et des meilleures ressources humaines du pays dans tous les domaines, les experts estimaient en 1963 que la chance pour que la promesse de Kennedy soit tenue avant la fin de la décennie est de une sur dix ! (3). Entre temps les Russes ne chôment pas. En 1964 ils envoient trois hommes en orbite, puis en 1966 ils réalisèrent l'exploit d'envoyer la sonde Luna IX vers la Lune et de la ramener sur terre avec à son bord des négatifs de la surface lunaire en gros plan. Le 24 décembre 1966 Luna XIII alunit.
Service photo spatiale
Dans "Photography Equipement and Techniques" (4), on peut lire que pour les Américains : " La photographie n'était pas une des priorités des deux premiers vols orbitaux, l'essentiel résidait dans la conduite du vaisseau. Toutefois l'astronaute John Glenn avait un Ansco Autoset, appareil photo de série qui a subi de légères transformations. Cet appareil n'était pas très pratique à manier si on porte des gants très volumineux. L'autre problème résidait dans l'impossibilité d'utiliser le viseur de l'appareil avec le casque de l'astronaute. On lui adjoignit une poignée pistolet pour faciliter sa prise en main et une manivelle d'avancement du film disproportionnée. Enfin l'automatisme de l'exposition a libéré l'astronaute de la manipulation des bagues d'ouvertures et de temps de pose... Pour la première mission on utilisa un film négatif couleur, qui supporte mieux les écarts de lumière que les inversibles". Plus loin en apprend que pour les besoins de la mission Mercury VII, on continuera à utiliser le format 135 mm mais avec un autre matériel ; le Robot. A cet appareil fut monté un objectif d'une ouverture de f/0,95, afin de pouvoir photographier les lueurs les plus faibles. Puis la N.A.S.A chargea un comité pour constituer le cahier de charges de ce que devrait être un matériel photographique de l'espace ; des commandes manipulables par des gants, une qualité mécanique et optique irréprochable, la possibilité de changer et de décharger un film en cours de prise de vue ainsi qu’une résistance à des très importants écarts de température et d'humidité. Les techniciens de la N.A.S.A. trouvèrent que le Hasselblad 500 C avait le profil idéal pour les missions spatiales puisqu'il répondait pleinement à toutes les exigences et les contraintes envisageables".
Le Hasselblad EL 500, avec lequel furent réalisés les photographies spatiales et lunaires en 1969.
Plus tard il sera remplacé par le Nikon F3
Le Hasselblad 500 C
C’est un appareil très robuste constitué de 600 pièces (pas une de plus). Il fut soumis à une batterie de tests digne du Guinness book. Après 200.000 déclenchements (soit 16666 bobines de format 120, qui font 12749,45 m de long !) Les techniciens ont noté que le ressort de l'obturateur s'est rompu après 26.000 déclenchements, 3.300 films après cet incident on a dû changer les lamelles de l'obturateur. Un pignon a résisté encore pendant 150.000 déclenchements. Les techniciens de la firme Hasselblad ont conclu leurs tests on rappelant qu'un appareil sorti de leur usine ne tomberait jamais en panne s'il est révisé tous les 5.000 déclenchements comme il est indiqué dans la garantie. L'appareil qui a subi cette épreuve fonctionne encore, comme d'ailleurs le premier 500 C livré en 1949, et a été donné au Club Photo de la firme Hasselblad (5). Le 500 C offre aussi la possibilité de le charger au cours de la prise de vue par des dos ayant des films de différents types ; noir et blanc, inversible couleur et infrarouge contrairement aux boîtiers 135. Le 500C est construit par les usines Victor Hasselbad en Suède et vendu dans le commerce. Mais à partir des vols d'Apollo VIII, les équipages furent équipés de boîtiers 500 Electric 500 EL et d'objectifs spéciaux dessinés et assemblés spécialement pour la circonstance (6).
Le premier satellite suédois
L'astronaute Michael Collins était en 1969 le troisième homme de la mission Apollo XI. Il fut assigné à garder le module de commande lorsque ses coéquipiers ont visité la Lune. Trois ans auparavant lors d'une sortie orbitale à bord de la capsule Gemini X, il perdit son Hasselblad SWC, le boîtier de service muni d'un objectif grand angulaire, qui devient ainsi le premier appareil photo satellisé. Heureusement que les techniciens de la N.A.S.A. ont prévu un cordant ombilical reliant l'astronaute à la capsule. Le lendemain on pouvait lire dans la presse : " Premier satellite artificiel suédois, un Hasselblad SWC !". Interrogé, Victor Hasselblad précise : "Ce n'est pas notre compagnie qui a fabriqué la courroie" (7).
Le 500 Electric 500 EL
Le nouveau boîtier est désigné par le nom de code Electric 500 EL. Cet appareil ne comporte pas de viseur, impossible de l'utiliser avec la visière bombée des scaphandres. Il a fallu aussi revoir l'ergonomie des commandes ; les bagues de mise au point et de l'ouverture ainsi que le déclencheur ont été redessiné afin qu'ils soient manipulables avec les moufles portées par les astronautes. Le cœur même des boîtiers fut aussi revisité, puisqu'il fallait obtenir des images calibrées utilisables en tant que documents scientifiques. On leur a donc adjoint une plaque de verre réticulée, placée devant la fenêtre du dos porte film, comportant des repères en forme de croix, visible sur toutes les photographies. La distance entre deux croix était très précise. La tolérance ou l'écart d'erreur permis atteignit 2 microns (0,002 mm) (8) !!! Lors d'une prise de vue ces croix étaient automatiquement reproduites sur le film ce qui permettaient de les mesurer et de connaître, par une formule intégrant focale et distance de mise au point, la taille absolue et relative des objets photographiés. Pour éviter les étincelles intempestives du à la friction du film sur ses rails de guidage, la firme Hasselblad a dû user d'une grande ingéniosité. Ses ingénieurs ont installé sur les boîtiers 500 EL des rails en verre qui évacuent l'électricité statique produite sur la plaque réticulée, enduite elle aussi d'une mince couche de métal, jusqu'à des plots en argents. Tout ce dispositif était conçu et appliqué aux appareils photos afin qu'ils ne puissent pas produire un début d'incendie. Un appareil photo de l'espace devrait se soumettre à des tests dans des ambiances extrêmes, l'oxygène pur des cabines, le vide des sorties orbitales, ou l'atmosphère de la Lune, l'Hasselblad 500 EL fut imaginé et construit pour supporter, tour à tour ces épreuves.
Les chargeurs de vues, qui pouvaient pour les modèles commerciaux contenir au maximum un rouleau de 24 vues ce qui aurait supposé une plus grande fréquence de chargement déchargement de dos, ont été évidés afin qu'ils puissent contenir des rouleaux de 200 vues en noir et blanc et 160 en couleur. Cette prouesse a été possible aussi en demandant aux firmes Kodak et General Aniline & Film Corp. de fournir à la N.A.S.A. des films d'une épaisseur très fine. Ce qui permettait en les enroulant sur leur axe d'obtenir un diamètre équivalent à un film normal.
Programme Mercury
Le 3 juin 1965 Edward White fut le premier astronaute américain à quitter une capsule en plein vol. Son collègue, James A. Mc Divitt, ne cessa de le photographier et, quelques semaines plus tard, le monde entier admirait ces images, s'étonnant de leur netteté et de leur brillance. Elles ont été publiées dans des milliers de périodiques et admirées par des millions d'êtres humains (9).
Photographie de la première sortie dans l'espace exécutée par le cosmonaute soviétique Alexey Leonov (Voskhod-2).
Photo Pavel Belyayev - 18 mars 1965
Photographie de la seconde sortie dans l'espace exécutée cette fois par l'astronaute américain Edward White.
Photo James A. Mc Divitt,3 juin 1965
Les photographie de Edward White vêtu de son scaphandre blanc avec comme toile de fond le bleu des océans sont incomparablement meilleures que celles de Leonov tristement pâles, pourtant réalisées deux mois plus tôt depuis la capsule Vostok-2. Les prouesses accomplies dans le domaine photographique semblent plus marquantes que les exploits technologiques.
Une tragédie évitée
Les missions d'Apollo VIII, IX et X étaient lancées pour préparer le terrain à Apollo XI. Elles réalisèrent des photographies des lieux possibles d'alunissage, des essais de mise en orbites... bref une répétition générale en attendant la grande première. Les astronautes de la mission de Apollo VIII ont pris des photos durant les dix orbites autour de la Lune. Mais leurs missions les plus importantes furent exécutées aux quatrième et cinquième orbites. Ils réalisèrent à la verticale du sol lunaire des photos destinées à une reconstitution stéréoscopique de la surface lunaire. Pour cette opération, Frank Borman commença à orienter la cabine spatiale de façon que son nez soit pointé directement vers la Lune, à la verticale de la position. Puis un Hasselblad commandé électriquement par un intervallomètre prit une vue exactement toutes les 20 secondes. Du seul fait du déplacement de la cabine, chaque point fut ainsi photographié sous un angle différent, permettant une reconstitution stéréoscopique ultérieure. L'émulsion employée, le SO-121, en raison de son très haut pouvoir de résolution, a permis de réaliser des images d'une précision inouïe sur lesquelles les détails les plus fins sont visibles. Ces photographies ont été nécessaires pour choisir le futur point de débarquement. Pendant le retour, la Terre a de nouveau été photographiée au moyen de l'Ektachrome 80-368. Puis, arrivés à une altitude de 12 300 kilomètres, les astronautes ont rangé tout leur équipement.
Ils avaient alors pris mille photos de la Lune dont 400 en couleurs (10). Lors de cette mission Anders, mandaté pour faire uniquement des photographies en noir et blanc, fut épuisé au point de s'endormir. Juste avant il avait branché son appareil pour qu'il puisse fonctionner automatiquement. L'ouverture du diaphragme avait été réglée à f:1/2,8 alors que selon les moments il fallait plutôt f :1/5,6 ou f:1/8, les experts de la N.A.S.A. ont pu sauver ces films surexposés en leur appropriant un traitement spécial. Le programme de travail des astronautes était si chargé que parfois les grosses erreurs deviennent courantes, le même Anders s'est trompé d'émulsion en chargeant un Hasselblad. Les expositions se trouvèrent fausses de dix diaphragmes. Il n'était plus question cette fois d'un développement sur mesure, l'erreur commise dépassait la marge d'erreur permise, Les spécialistes de la N. A. S. A. purent sauver le film en mettant au point un nouveau révélateur (11) !

Opération publicitaire sans précédent pour la firme Victor Hasselblad à partir de 1969
Le manuel du photographe de l’espace
Le document sur la technique photographique destiné aux équipages des missions spatiales intitulé : "Photography Equipement and Techniques" évoqué plus haut est digne d'être lu. La somme d'informations et le haut degré de connaissance que les astronautes devaient assimiler est déroutante. Ce manuel débute par la description de tout le matériel photographique embarqué. Puis continu par un chapitre intitulé "Engineering Photography" qui est un cours de photographie appliquée à la recherche. Le manuel évoque les films photographiques, leurs caractéristiques, leurs domaines d'applications, leur sensibilité chromatique, leur rendu des tons, le contraste, la sensibilité tous ceci expliqué scientifiquement dans une langue précise et concise. Puis un chapitre à propos du procédé argentique, nous sommes en 1969 et le numérique n'existait pas encore, commençant par une théorie chimico-physique de la photographie. Les techniques du noir et blanc et de l'inversible couleur sont analysées en détail ; diagrammes et courbes à l'appui. La courbe sensorimétrique qui résume et illustre l'interaction entre l'exposition du film lors de la prise de vue (la quantité de photons qui l'a impressionnée) et son développement (durée du développement, sensibilité résultante), d'où le pouvoir de résolution, l'accutance et le contraste du film. Même la notion d'image latente, qui n'a peut-être pas à être analysée en profondeur pour des individus qui n'ont qu'à réaliser une prise de vue est longuement commentée. J'ai intentionnellement donné la liste de ce qu'un astronaute devrait apprendre avant de réaliser une prise de vue. Armstrong ou Aldrin devraient-ils nécessairement connaître les courbes caractéristiques des différents films utilisés ? Le fait qu'ils apprennent l'existence d'une hibernation de l'image entre sa réalisation et son développement, ce que l'on dénomme par image latente (12), fera-t-il d'eux de meilleurs photographes ? Le processus photographique est une suite de causes et d'effets, la moindre défaillance dans un des chaînons se répercute sur les suivantes. N'oublions pas que ce sont des ingénieurs, capables de retenir un volume inhabituel de données, de les extrapoler et de les recouper avec d'autres informations.
Qui sera le photographe, qui sera le sujet ?
Des centaines de tests furent soumis aux astronautes qui ont déjà participé aux programmes Mercury, Gemini et Apollo afin de choisir les trois hommes qui formeront l'équipage d'Apollo XI. Deux arrivèrent ex aequo, avec un léger avantage pour Edwin Aldrin (13), colonel de l'armée de l'air, Neil Armstrong, ingénieur en aéronautique viendrait tout juste après. Mais il fallait choisir le commandant de la mission, celui qui foulera en premier le sol lunaire. La question fut probablement tranchée en très haut lieu, sûrement à la Maison Blanche. Son locataire, Richard Nixon, décida que le premier homme à mettre le pied sur le sol lunaire sera un civil. Il est vrai que l'image d'un militaire plantant le drapeau américain sur la Lune cela ferait forcément hégémonique. Rappelons encore une fois le contexte politique, la contestation à propos de la guerre du Viêt-Nam est virulente. Alors il est préférable que le premier homme sur la Lune sera le descendant de sir Edmund Hillary vainqueur de l'Everest, que celui de Christophe Colombe conquérant ou d'un Hernan Cortés victorieux mais sanguinaire !!! L'équipage d'Apollo XI reçut la Hubbard Medal de la National Geographic Society (14), dans la pure traditions des grandes explorations du début du XXe siècle.
Une phrase à retenir et un discours à oublier
Dès qu'Armstrong met pied à lune (nous ne sommes pas sur la terre) il prononce une phrase, qui n'existe dans aucun document pré-vol de la N.A.S.A., car elle est censée être fruit de l'émotion du moment et témoignage sur le vif. Qui peut se douter un seul instant que la N.A.S.A., avec ces milliers d'experts de toutes spécialités, ait laissée à la convenance d'un seul individu la formulation d'une phrase dont le poids est historique et la portée universelle ? Il est fort probable que les mots furent choisis avec une grande attention, afin que depuis Mar Tranquilitas, l'image de l'Amérique soit à la fois celle d’une superpuissance tout en étant porte voix des autres pays. Le célèbre malentendu né de la mauvaise transmission de la voix d'Armstrong qui aurait dit : "Un petit pas pour un homme (et non pour l'homme), un grand bond pour l'humanité" n'a pas été définitivement tranchée (15). Même la transcription des dialogues Houston - Mer de la Tranquillité maintient le statu quo : "That's one small step for (a) man, one giant leap for mankind", en mettant entre parenthèses le (a) controversé. Armstrong avoue que cet instant ne fut pas pour lui, contrairement à ce que nous serions en droit de croire, le moment le plus intense. Pilote depuis l'âge de quinze ans, il a été surtout ému lors de la phase de descente, à l'instar de l'atterrissage d'un avion ; phase la plus délicate et dangereuse d'un vol, qui l'a le plus impressionné. Armstrong ayant dû alunir le L.E.M. manuellement puisque l'ordinateur de bord, saturé de données, fut déclaré hors service (16).
Voir la Lune et mourir
Propos d'Armstrong lors de la phase d'approche du L.E.M. : " je suis en train de prendre des vues du site d'atterrissage (il aurait du dire alunissage, N.D.A.), nous sommes en train de dépasser le cratère Taruntius, et les photographies rapportées par les missions Apollo VIII et X donnent une prévision de ce que nous voyons maintenant. C'est exactement comme des photographies avec la différence qu'il y a entre assister à un vrai match de football et le voir à la télévision. Rien ne remplace le fait d'être ici" (17).
La mission réussit on escamota d'autres paroles qui n'étaient plus de circonstance. En effet les conseillers de Nixon ont préparé un discours au cas où le L.E.M. (la capsule qui s'est posée sur la Lune) ne réussira pas à repartir vers la terre. Il aurait alors conclu son discours par : "Tout être humain qui lèvera les yeux vers la Lune saura désormais qu'il existe un point du monde faisant à jamais partie de l'humanité"(18). L'astrophysicien Trinh Xuan Thuan constate : "Qu'une partie de la motivation pour aller dans l'espace était attachée à la fierté nationale. Mais je pense qu'Aldrin et Armstrong ont marché sur la Lune en tant qu'hommes et non en tant qu'Américains... L'aventure lunaire a vite tourné court puisqu'elle s'est terminée en 1972 avec Apollo XVII. En tout, il y a eu six missions sur le sol lunaire, soit 80 heures à arpenter une petite partie de notre satellite : un peu plus de trois jours pour en rapporter 381 kilos de pierre. Cela nous a certes appris beaucoup sur la composition et l'origine de la Lune, mais c'est peu au vu de l'effort investi. Une fois que les Américains ont battu les Soviétiques à plate couture, ils se sont désintéressés de la Lune" (19).
Dans une des rares interviews données, Armstrong confirme que la compétition avec les russes :" fut d'une importance cruciale dans notre succès, parce que sans cette concurrence entre les nations nous n'aurions pas eu l'enthousiasme des gens et l'argent nécessaire pour financer le programme"(20).
Lors de cette mission, l'équipage recevait en continue des informations de tous genres, allant de l'état de santé de leur proches aux résultats des matchs de football. Ils apprirent qu'ils n'étaient pas les seuls visiteurs de la Lune. Une dépêche de l'agence de presse russe Tass leur apprend que la capsule Luna XV est entrain de tester le champ gravitationnel de la Lune, qu'elle a réussi à photographier quelques cratères avant d'alunir pour analyser les constituants de sa surface (21).
Aldrin ne rencontrera plus jamais Armstrong (*), celui qui lui a ravi la vedette. Certes c'est Neil Armstrong, en plus d'avoir été le premier sur la Lune, qui est l'auteur en tant que photographe amateur (beaucoup plus que cela au vu du manuel qu'il avait lu ) de la photo la plus publiée au monde, néanmoins elle montre E. Aldrin. Quel cotés choisir ?
Aldrin n'avouera jamais entièrement en public être déçu de n'avoir été que le "deuxième" homme. Une frustration maladroitement cachée quand il déclare qu'on avait choisi Armstrong " car c'est lui le commandant" (22).
Armstrong Vs Aldrin
Il est fort probable que la N.A.S.A. voulant réparer l'injustice faites à Aldrin, décida de mettre en avant le portrait en pied d'Edwin Aldrin. Cette image fit la couverture et la manchette de dizaines de milliers de revues et journaux depuis l'été 1969. Elle serait le symbole même de la mission. Mais souvent la légende accompagnant cette photographie mentionne le nom d’Armstrong !
Un des buts de la mission fut de réaliser le plus grand nombre de photographies, et celles qui ont été depuis des best-sellers, ont fait partie d'une liste prioritaire. La photographie demeure, dans la plupart des cas, une preuve irréfutable qu'un événement à bien eu lieu. La preuve…voici la photo ! Les images réalisées pendant cette mission demeurent jusqu'à nos jours les photos les plus publiées. Aldrin portraituré par Armstrong, ce dernier saluant solennellement le drapeau américain ou la trace laissée par l'un des deux astronautes, on verra plus tard lequel, sur le sol poussiéreux de la Lune ont battu tous les records de réédition. Dès les missions Gemini, les équipages qui furent intensément entraînés au maniement des appareils photos et à la prise de vue, avaient une liste prédéfinie de photos à réaliser. Tout était listé, minuté, commandé. Aldrin déclara dernièrement : "Cessez de mythifier ce voyage (Apollo XI) ! Nous étions assistés, conseillés, pris en charge. Tout était planifié, contrôlé jusqu'au moindre détail"(23).
Depuis les vols Mercury les services photographiques de la N.A.S.A. devinrent de plus en plus compétents et l'équipement mieux adapté à l'espace ; matériaux non toxiques, fiabilité approchant la perfection, légèreté et maniabilité, il ne manquait qu'une légère pression sur le déclencheur pour produire une photo qui sera mondialement diffusée.
Du sens propre au sens figuré
Les deux autres photos commanditées en priorité par leurs employeurs furent l'empreinte du pas et le salut le drapeau américain. La première faisait partie de la liste prioritaire des photographies à réaliser et nous avons trouvé sa légende officielle: "Edwin Aldrin, astronaute de la mission Apollo XI photographie son pied et son empreinte sur le sol lunaire, photographie faisant partie de l'étude de la nature du sol lunaire et l'effet de la pression sur sa surface. La poussière se compacte facilement sous le poids de l'astronaute produisant un bas relief, copie parfaite des bottes. Cette particularité est caractéristique des matériaux fins et arides". Réalisée dans un but scientifique ; l'étude des caractéristiques du sol lunaire, cette photo a acquis depuis un autre niveau de compréhension, historiquement erroné puisque ce n'est pas le premier pas, passant du sens propre au sens figuré. Elle fut, relativement moins publiée que les autres photographies, parce qu'il y avait un travail mental à faire pour la comprendre et ne pouvait donc pas devenir universellement diffusée.
La théorie de la conspiration (Moon Hoax)
Bill Kaysing un des premiers à avoir émis l'éventualité que "nous ne sommes pas allés sur la Lune", est diplômé de littérature anglaise, il travailla à la Rocketdyne, société de construction de fusées, à partir de 1956 comme public relation, on ne sait pas pourquoi il fut licencié en 1963. Cela ne l'a pas empêché de se présenter en tant que " technicien qui a travaillé dans une firme de construction de moteurs de fusée pour la N.A.S.A". Son livre "Did we go to the moon" fourmillent d'accusations les unes plus farfelues que les autres. Et si ce n’était que cinéma
L’une d’elles, reprise depuis par bon nombre de ses adeptes, est celle qui accuse Arthur C. Clarke, auteur de livres d'anticipations dont « 2001, Odyssée de l'espace » d'être le scénariste de la mission Apollo XI. En apprenant ce que Kaysing a prétendu Arthur C. Clarke s'empressa d'écrire aux dirigeants de la N.A.S.A.: "Chers messieurs, en examinant mes comptes, j'ai constaté que je n'ai jamais reçu de payement de mon travail. Veuillez s'il vous plaît étudier promptement ce cas. Sinon vous auriez à faire à mon avocat !!!".
La trame du film “Capricorne One”(24) avait rendu perplexe plus d’un à propos de l’aventure lunaire...La seule preuve qui atteste que l’homme est allé sur la Lune n’est-elle pas uniquement réduite aux photos rapportées ? Images aisément réalisables sur terre, moyennant décors et effets spéciaux ? Hollywood ou un autre studio de cinéma ne sera-t-il pas capable de mettre en scène la mission Apollo XI dans ces moindres détails, au point de nous faire prendre la fiction pour la réalité. La preuve par la photo ou par l'image est le défi constamment relevé par cette invention qui a vu le jour (ou la lumière) au début du XIXe siècle et qui depuis doit mener un rude combat, celui de l'objectivité.
L'homme a-t-il marché sur la Lune ?
Car il suffit qu'une photo mente pour que le doute s'installe et que tout déclenchement couvre le geste manipulateur du pinceau ou de l'ordinateur…et si on sait que les premiers trucages ont été réalisés en 1871 pendant la Commune de Paris et que la supercherie n'a été découverte que récemment (25), on peut saisir le désarroi d'un individu devant une photographie prétendue être prise sur la Lune. Si une manipulation a été commise avec les moyens techniques de 1969 quand est ce que nous nous rendrions compte du méfait ?
Ces photographies sont-elles une preuve incontestable ? Au fait n'avez-vous pas remarqué que l'ombre d'Aldrin sur le sol est inclinée, alors que celle reflétée par sa visière est droite ! Comment un drapeau peut-il flotter en l'absence d'air. Des groupes de discussion et des sites Internet dont le sujet est "On n'est pas allé sur la Lune" sont une mine de renseignements. Réalisés et consultés par des amateurs de gros canulars, des sceptiques maladifs et des collectionneurs de faits inexpliqués, d'autres groupements pensent que les Américains sont bien allés sur la Lune mais qu'ils cachent quelque chose. Le fait qu'il y ait une conspiration est à leurs yeux plus scandaleux que ce qui est caché.
Mais il y a de quoi s'interroger quand un texte a été ajouté à la loi américaine : le ET exposure Law titre 14 section 1211 du Code de règlement fédéral stipule qu’il est " prohibé tout contact avec des extraterrestres ou leur engin. Le contrevenant est passible d'une amende de 5000 dollars et d'un an d'emprisonnement. Le directeur de la N.A.SA. est habilité à le placer en quarantaine sous garde armée sans possibilité de recours juridique ". Ce texte fut émis en juillet 1969. Cette loi surprenante fut justifiée par la N.A.S.A. par une douteuse ou maladroite argumentation scientifique ; " il faut protéger les échantillons de roches Lunaires"(26). Ce texte ajouté à sa justification peut donner à réfléchir ou prêter à sourire, selon que l’“on croit” ou que l’“on ne croit pas”.
Images truquées et conversations secrètes
Quelques présomptions formulée par les sceptiques peuvent paraître fondées d'autres sont farfelues. L'auteur du site photovni (27), qui a pris la peine de décortiquer toutes les photographies des missions lunaires ; a déniché quelques anomalies. Une empreinte de pas isolée l’a poussé à s'interroger : "(Pour quelle) obscure raison auraient-ils effacé une partie de leurs empreintes de pas en oubliant celle-ci ?" Il ajoute plus loin : "La question posée par nos soins à la N.A.S.A. est jusqu'à ce jour restée sans réponse". Ailleurs il repère des câbles électriques qui seraient selon lui une partie du décor lunaire reconstitué pour les besoins de la superproduction dirigée par Stanley Kubrick. Si les photographies sont suspectes que dire des conversations entre l'équipage et la base terrestre de Houston. L'auteur donne comme exemple celui-ci pendant la mission Apollo XI :
Astronaute 1: Ha! Qu'est ce que c'est ?
Astronaute 2: Est-ce qu'on a une explication pour ça ?
Houston: Nous n'en avons aucune, ne vous inquiétez pas, continuez votre mission
Astronaute 1: Oh les gars ! C'est, c'est, ce, quelque chose de réellement fantastique, vous ne pourrez jamais
imaginer ça !
Houston: Reçu, nous sommes au courant de cela, pouvez vous aller dans une autre direction, retournez dans une autre direction.
Astronaute 1: C'est une sorte de... (brouillé ha, vraiment spectaculaire...... Dieu... qu'est ce que c'est que cela ?
Astronaute 1: C'est... brouillé, diable !Qu'est-ce que c'est que ça ?
Houston: Allez sur Tango, Tango!
Astronaute 1: Ha ! Il y a une sorte de lumière ici maintenant !
Houston : Reçu, nous la voyons, coupez la communication, Bravo Tango, Bravo Tango, choisissez Jezebel, Jezebel !
Astronaute 1: .....oui, ha!.. Mais c'est incroyable !"
Qu'es ce qu'ils ont vu ?
Les transcriptions des conversations(28) entre les équipages et Houston sont consultables sur les sites de la N.A.S.A. . J’y suis allé voir, tous sont là sauf celle-là. A-t-elle été escamotée ?…A-t-elle vraiment existé ? Pour quelles raisons parlons-nous de conversations radio dans un texte qui traite de la photographie ? C. Caujolle avait déclaré que si la photographie ne mentait pas elle ne saurait pas pour autant dire la vérité. Il existe probablement, depuis l'invention de la photographie, un paradigme entre la vraisemblance et la photographie. Canular et absence de photographies sont des corollaires.
Excellent astronautes... mais piètre photographes !
Si les tenants de la théorie de la conspiration ont décortiqué toutes les photographies, lu les documents écrits et écouté les messages audio essayant d'y voir la moindre anomalie ils ont manqué de clairvoyance en laissant passer ce qui était à portée de main. En effet les Hasselblad emportés dans l'espace sont munis comme en l'avait vu plus haut d'une plaque réticulée afin de calibrer les photographies. Le tirage d'un cliché réalisé avec ces appareils comportera des croix noires qui sont un indice nous renseignant sur la qualité et l'intégrité du cadrage initiale. Nous avons repris à la source, les sites de la N.A.S.A., les photographies réalisées lors de la mission Apollo XI et nous avons constaté qu'aucune n'est tirée en plein cadre.
Un grand nombre d'entre elles sont non seulement recadrées mais aussi pivotées. Ce constat est tout à fait normal si on prend en considération le fait que les appareils sont parfois fixés sur la poitrine de l'astronaute, et même s'ils sont tenus à hauteur des yeux le viseur utilisé ne permettait pas un cadrage précis.
Les images en question sont tout simplement ratées, ce qui arrive même aux très bons photographes. Les planches contacts des meilleures photographes renferment des prises de vues mal cadrées, mal composées ou réalisées involontairement. Le déclencheur surdimensionné d'un Hasselblad est beaucoup plus sujet à des prise de vues intempestives qu'un déclencheur normal. Les appareils photos emportés dans l'espace étant motorisés, il suffisait d'appuyer une seule fois sur le déclencheur pour réaliser une série de photographies, dont le nombre dépendait de la cadence choisie. On pouvait obtenir cinq photographies en une seconde !
Ces circonstances atténuantes justifient-elles le fait que seules 4% des photographies réalisées lors de la mission Apollo XI furent publiées ? Ce pourcentage étant en plus le plus élevé enregistré au cours des différentes missions Apollo ? Ce qui fait que des 17000 photos réalisées sur la Lune, lors des six expéditions lunaires, nous n'avons vu que 680 seulement ! Nous ignorons pourquoi la N.A.S.A. garde dans ses archives 16320 photos qui demeurent, depuis bientôt un quart de siècle inédites. Sont-elles si mauvaises que les experts, dont nous avons vu plus haut une illustration de leur compétence, n'ont rien pu y faire pour les rendre publiables ? Le constat paraît encore plus affligeant si on prend en compte le fait que ces astronautes avaient lu un manuel très complet et ont suivi probablement des heures d'apprentissage. Même au cours de leur promenade lunaire, les astronautes ont reçu des consignes techniques depuis la terre; nous avons relevé la recommandation suivante : " Buzz, this is Houston. f/2 - 1/160th second for shadow photography on the sequence camera". Peut-on penser qu'ils n'étaient pas devenus pour autant d'excellents photographes ? Le photographe Dean Conger qui fut mandaté par le Nationale Geographic Society pour mettre en place le volet photographique de la mission a révèle que : " les astronautes n'étaient pas tous intéressés par la photographie...Ils avaient autres choses en tête" (29).
Douze hommes qui ne sont pas en colère !
Aujourd'hui la Lune n'est pas complètement déserte, énormément de matériel gît encore sur sa surface, y compris les douze appareils photos, qu'on avait préalablement déchargé, et qu'on avait laissé là en signe de passage. Peut-être en contrepartie des 382 kilos de roches lunaires ramenées. Le dernier Hasselbld a été abandonné solennellement par Gene Cernan le 14 décembre 1972, dernier passage de terrien sur la Lune. Pendant les 257 heures de promenade lunaire 17000 photos ont été réalisées par douze photographes.
C'est à partir du XVIIe siècle que l'on a commencé à donner des noms aux différents reliefs de la Lune. Hevelius, Riccioli et Grimaldi furent, tour à tour officiers d'état civil de la Lune. La Lune, on le sait depuis Galilée, est constituée de cratères, de mers (même si elles sont tristement sèches), et de montagnes. Ces astronomes se sont convenus tacitement de donner aux mers des noms de qualités humaines ou de phénomènes météorologiques (Mare Serenitatis, Mare Vaporum, Mar tranquilitas...), aux montagnes des noms de grands massifs terrestres (Montes Carpatus, Montes Apenninus...) et les cratères des noms de savants, d'artistes, de philosophes, et d'écrivains décédés (Copernicus, Ptolemaeus, Alhazani...). cette règle fut mise à mal dans les années cinquante quand les soviétiques ont visité, par l'intermédiaire de la sonde Luna X, la face cachée de la Lune. Ils ont dressé une liste “soviétique” des reliefs jamais vu auparavant. L'Union Internationale de l'Astronomie à décider de normaliser les légendes de l'atlas lunaire et de distribuer les noms à pourvoir équitablement.
En hommage aux explorateurs venus de la terre, douze dérogations furent permises à titre exceptionnel pour des personnes encore en vie. Douze formations géologiques ont été baptisées par les noms des astronautes qui ont foulé le sol lunaire. Liste des formations baptisées par ordre d'apparition des astronautes : Neil Armstrong, Edwin Aldrin, C. Conrad, Alan Bean, Alan Shepard, E. D. Mitchell, D. Scott, J. Irwin, J. W. Young, C. Duke, H. Schmitt et E. Cernan.
Hamideddine Bouali
20 juillet 1969
Notes et Bibliographie
1. ROBIN Marie Dominique, “Les cent photos du siècle”, édition du Chêne, 2000.
2. MONICAULT Frédéric, “Une odyssée en trois actes”, in Historia N° 641 mai 2000- page 57
3. MONICAULT Frédéric, Une odyssée en trois actes, in Historia N° 641 mai 2000- page 58
4. site www.hq.nasa.gov/office/pao/History/alsj/apollo.photechnqs.htm
5. “Hasselblad teste sa robustesse”, in Photo-ciné-revue, Mars 1978 page
6. Site www.hasselblad.se/company/HBSpaceFirst.asp
7. AZAR Alexis, Service des publics, Musée Nicéphore Niépce
8. Photo-ciné-revue, octobre 1969 - page 436
9. “Photographie spatiale”, L'Officiel N° 172, mai 1969-page 228
10. “Photographie spatiale”, L'Officiel N° 172, mai 1969-page 232
11. “Toute la technique du monde au service de trois amateurs”, in Photo N° 19 avril 1969 - page 80
12. “Photography Equipement and Techniques, the latente image”, Appendix A - Page 133
13. KOHLER Pierre, “Derrière l'étoffe des héros”, in Historia N° 641, mai 2000 - page 74
14. “Shooting for the star”, in National Geographic, Vol 195, N°6 juin 1999
15. Site http://history.nasa.gov/alsj/a11/a11transcript_tec.html
16. UBOLDI Raffaello, “Una Porta sull'infinito”, interview de N. Armstrong, in Radiocorriere TV du 24-31 mars 1985 - page 33
17. Plaquette éditée par la NASA au retour de la mission Apollo XI, page 12
18. MONICAULT Frédéric, “Une odyssée en trois actes”, in Historia N° 641 mai 2000- page 60
19. THUAN Trinh Xuan, “Mouvements dans le cosmos”, in Science et Avenir spécial 2000, janvier 2000- P 24.
20. UBOLDI Raffaello, “Una Porta sull'infinito”, interview de N. Armstrong, in Radiocorriere TV du 24-31 mars 1985 - page 30.
21. Site http://history.nasa.gov/alsj/a11/a11transcript_tec.html
22. COJEAN Annick, “L'Homme sur la Lune”, in Le Monde samedi 23 août 1997 page 9
23. Idem
24 . Capricorne One, film réalisé en 1978 par Peter Hyams
25. RISS Françoise, “La Commune : déjà les trucages”, in Photo revue N° 12, déc./jan. 1983. P 20-21.
26. QUESTER Séméon Natascha, “Les aliens à l'assaut de l'écran” in Sciences et Avenir - juillet 1997, P 99
27. Site www.photovni.free.fr/anomalie%209/
28. Site http://history.nasa.gov/alsj/a11/a11transcript_tec.html
29. “Behind the scenes”, in National Geographic, Vol 195, N°6 juin 1999.
(*). Pendant la célébration, aujourd’hui 20 juillet 2009, du quarantième anniversaire d’Apollo XI au Musée de l’Air et de l’espace de Washington, les trois héros se sont de nouveau rencontrés pour la première fois depuis Juillet 1969.
Libellés : Apollo XI, Hamideddine Bouali, Hasselblad, Lune, Mer de la Tranquillité, Nasa, Neil Armstrong, Photgraphie