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mardi 22 février 2011

Chronique tunisienne

Une Révolution à la tunisienne


Entre chance et hasard

Mettons, uniquement, sur le compte du simple hasard le fait que j’ai longuement évoqué dernièrement le pourcentage, double de la moyenne mondiale, des Tunisiens ayant un compte Facebook (1), qui a tenu et qui tient encore un rôle majeur dans la Révolution de Tunisie.
J’ai aussi, longuement, parlé de mes peurs à l’approche de l’année 2011, qui coïncidera avec mes 50 ans (2). Mezzo camino à la Dante Alighieri ! Que pourrait mieux souhaiter un photographe comme cadeau d’anniversaire pour ces 50 ans, qu’un événement planétaire à portée de main, j’allais dire sur le pas de la porte ? Aux lendemains de la date de mon anniversaire, je me suis trouvé nez à nez avec un sujet de photographie dont je n’ai décidé ni de l’heure ni de l’endroit ! Il fallait être témoin, rendre compte de ce que je voyais…

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"Défilé en tout genre", la Kasbah, 24 janvier 2011. Photographie Hamideddine Bouali
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Au mois de décembre 2010, lors de la « Manif’oto » (3) qui clôtura une année d’activité du Club Photo de Tunis, je décidais d’organiser deux composantes qui, aujourd’hui, s’avèrent avoir été d’une grande utilité. Un colloque à propos du « droit d’images, droit à l‘image » mais aussi la projection du film « Under fire » et un débat à propos du métier de photo reporter. Qui aurait dit alors, c’est le 11 et le 12 décembre 2010 quelques jours avant l’immolation de Mohamed Bouaziz, que ces enseignements allaient être d’une grande utilité, avec de surcroît, un passage au volet pratique aussi rapidement ?

La soudaine célébrité des anonymes

Je suis connu pour ne pas être quelqu’un de chauvin, mais il me semble que les Tunisiens, de part une histoire riche en hommes célèbres qui ont vécu dans un territoire qui fut plus grand qu’il ne paraissait sur les cartes géographique, ont de quoi être fiers d’être nés ici.
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"Sauve qui peut", Tunis le 18 janvier 2011. Photographie Hamideddine Bouali
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"Cavalier de l'apocalypse", Tunis 18 janvier 2011. Photographie Hamideddine Bouali
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Cette logique est aujourd’hui mise à mal. D’abord parce que les événements de Tunisie qui ont fait la « Une » des médias du monde entier ont été accompli par des Tunisiens, anonymes dans leur ensemble, qui, dans leur quasi majorité, n’ont aucun passé syndicaliste, politique ou militant. Bien évidement, on avait cité Mohamed Bouazizi, mais celui-ci en s’immolant, suite à un traitement humiliant par une représentante des autorités locales de Sidi Bouzid, est devenu célèbre à la suite de sa disparition. Paradoxale reconnaissance qu’il ne pourra jamais savourer. C’est pour cette raison que la Révolution tunisienne ne ressemble à aucune autre, ni dans les motifs ni dans les moyens. 
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"Soeur et mère de Mohamed Bouazizi", Sidi Bouzid le 24 janvier 2011. Photographie Hamideddine Bouali.





















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Un leader, virtuel, dont la principale action étant sa disparition, avec comme outil de propagande les plus modernes d’entre eux : facebook et twitter, enfin une rapidité époustouflante qui a éjecté un régime vieux de 23 ans. Voilà donc résumé, en peu de mots, ce qui se passe aujourd’hui en Tunisie, la même logique s’applique aux événements d’Égypte et à ceux qui ont lieu en ce moment même en Libye. Après un demi-siècle d’apologie artificielle d’un personnage unique, les peuples ont décidé à la fois de supprimer les pouvoirs en place ainsi que la notion même de l’individualité.
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"Destruction des symboles de l'ancien régime" (lettre composant le nom du partie RCD emporté par un manifestant) siège du parti politique de Ben Ali, Tunis le 20 janvier 2011. Photographie Hamideddine Bouali

 
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Facebook, Twitter et Wikileaks
Cette révolution n’est ni de jasmin ni celle de la jeunesse. C’est bien dans les régions arides qu’elle s’est déclenchée et sans les années de combats de tous les patriotes de tout bords, syndicalistes, politiques artistes et citoyens qui depuis des décennies se sont opposés au régime, chacun avec ses moyens, que l’opinion publique et la volonté de passer aux actes a pu avoir lieu. Nous n’avons pas le droit d’oublier les forums politiques des campus universitaire, les insurrections bâillonnés dès leur naissance ainsi que les prisonniers politiques qui ont croupis des dizaines d’année dans des prisons oubliées. 

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"Vox Populi", Tunis le 27 janvier 2011. Photographie Hamideddine Bouali
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Aujourd’hui la Révolution a pu avoir lieu car les instruments disponibles n’existaient pas dans les années précédentes. Les intentions avaient toujours existés pour changer le cours de l’histoire mais à défaut de moyens efficaces pour ameuter le peuple, elles avortaient avant de devenir pleinement efficaces.

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"Dialogue au delà des obstacles", La Kasbah, 24 janvier 2011. Photographie Hamideddine Bouali
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Nous étions tous presque certains que la jeunesse tunisienne était apolitique, et qu’elle ne suivait pas les actualités. Aujourd’hui on se demande encore comment elle a pu en un seul geste mettre à plat un édifice aussi bien ancré dans le pays ? Il me semble que tous les éléments pour constituer un mouvement étaient pourtant bien là. Les supporters des grandes équipes de football avaient, depuis des années, mis en place des réflexes d’organisation rationnelle ; distribution de fanions, chansons entonnées en chœur, tenues uniformes. D’autre part de petits groupements de tunisiens s’étaient auto constitués parfois sans passer par le dépôt de visas, citons les randonneurs, les scouts, les fans de flash mobs, bien que minuscules par rapport à l’ensemble de la population, démontrent bien qu’une idée de ralliement assez forte peut, avec l’aide de Facebook et de Twitter, rassembler des milliers de personnes. Les structures et les réflexes sont bien là…le jour où elles ont été mises au service de la politique, la Tunisie toute entière changea de tenue, entonna un seul chant et suivit le même sentier…celui de la gloire !

Wikileaks vient pour donner le coup de grâce, bien que tout le monde savait par ouï-dire de ce qu’il en était du régime, que des livres interdits de vente furent distribués et lus plus que s’ils étaient vendus légalement, mais le fait que l’ambassadeur de l’allié traditionnel du régime utilise le terme « mafieux », qui pour les Américains a une signification bien précise fut, comme les trois coups du marteau du juge : la sentence fut prononcée et sera sans appel.
Les Tunisiens sont désormais libres et rien ne pourra les faire reculer d’un pas. Facebook fut pour eux le télégraphe morse et la radio amateur des guerres et des soulèvements d’avant internet. 


"L'Armée est là", La Kasbah, 27 janvier 2011. Photographie Hamideddine Bouali
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Des images aveuglantes
Aujourd’hui ce réseau social a permis de dévoiler chacun d’entre-nous. Certains plongèrent dans une panique contagieuse, d’autres, téméraires et héroïques, ont sonné le tocsin dès décembre 2010, mais la majorité se contentait de partager les premières images d’un carnage sans précédent dans nos contrées. A Sidi Bouzid, à Kasserine et Thala on assassinait des Tunisiens parce qu’ils réclamaient un emploi ou une amélioration des conditions de vie. Comme la quasi majorité des tunisiens j'ai donc suivi ce qui se passait avec un effarement teinté d'incrédulité. La monstruosité des actes de barbarie commise aux noms de l'État était si inconcevable que je me contentais de regarder les dizaines de vidéos posté et partagé sans savoir quels mots ajouter aux indicibles images. Des Tunisiens assassinés jetés à même le sol ou sur des lits d'hôpitaux, avec des blessures de guerre, des couloirs bondés de monde venu, eux aussi, constater l'ampleur du massacre. Handicapé par la terreur qui régnait depuis les dernières années de Ben Ali, je n'osais même pas commenter, moi qui étais bavard aussi bien dans mes discussions que dans mes chroniques, je restais sans voix. Oui j'avais peur, j'étais lâche, je fus tétanisé par ce rouleau compresseur qui venait avec une vive allure. Depuis ma visite à Redeyef j'ai pu constater comment les forces de l'ordre ont perdu ce titre.  Redeyef qui fut en deux ans soumis aux rafales de la police puis à des averses meurtrières n'a pas, jusqu’a aujourd'hui, complètement pansé ses plaies. Sidi Bouzid elle-même fut le théâtre d'injustices révoltantes; terres confisquées, jeunesse oubliées et revendications matées à coup de batons.
Cette Tunisie longtemps cadenassé, quadrillés par une police en uniforme et une autre fantôme, invisible et omniprésente qui faisait régner une terreur moyenâgeuse, se retenait plus qu’il n’en fallait. Ce qui était un mouvement social devient une insurrection à cause des manières brutales du régime. Facebook se transforma à la fin de l’année précédant en un moyen d’information crédible, un nouveau parti politique, une tribune de fortune, un Hyde Park aussi grand que la Tunisie.
Qui aurait pu imaginer, ou même rêver, que le régime de Ben Ali allait aussi rapidement s’effondrer ? La dynastie était partie pour s’éterniser et les seuls commentaires sur le sujet portaient uniquement sur l’ordre de succession. Un parallèle pourrait être établi entre le suicide de Bouazizi et les actes suicidaires des autorités politiques, les deux n’ont pas calculé les conséquences de leurs actes, les deux ont été réalisés dans l’urgence et faute de mieux.

Un janvier rouge sang
Je prenais connaissance des dates des manifestations en ce début de janvier par l’intermédiaire de facebook, j’y allais avec mon sac photo et je n’osais pas tirer mon appareil photo, la peur au ventre d’être matraqué et l’inexpérience de ce genre de photographie m’ont empêché de le faire. Facebook était utilisé par les manifestants mais aussi par les renseignements généraux qui transmettaient aux forces de l’ordre le lieu, la date et le nombre estimé de participants. Sur place on pouvait facilement localiser le cantonnement de la police anti émeute faussement installé dans des bus jaunes de la société de transport public, moins visibles que les fourgons bleus de service, mais, qui pourrait deviner l’intention qui se cache derrière les milliers de personnes qui circulaient à Tunis ? Souvent, il me semblait que les agents de l’ordre, tout corps confondus, dépassait de loin la masse des badauds et potentiel manifestant...peut-être à cause de la peur !
Mais le fait de regarder la manière dont les forces de l’ordre quadrillaient les lieux, de visualiser la meilleure manière de quitter les lieux avant que cela ne se gâte ainsi que les meilleurs emplacements pour faire des photos ajouté à ma bonne connaissance de la géographie de Tunis m’ont été d’un grand secours pour les jours suivants.

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Recyclage forcé
A vrai dire je ne suis pas un photoreporter selon la définition consacrée, je ne faisais que prendre en photo ce que je choisissais, ce qui veut dire à l'encontre même de ce que doit être un photoreporter.
Depuis Aout 2009, j’ai pris l’habitude de photographier et de publier sur Facebook et sur ce blog ce que je voyais en Tunisie et particulièrement à Tunis. Une série d’albums intitulée « Tunis est ainsi et je ne l’échangerais pour rien au monde » me permettait d’évoquer cette ville que je connais depuis 50 ans et que je voyais changer, muter, se transformer et parfois se défigurer. Les Tunisiens, l’urbanisme, les manifestations culturelles, les laissés pour comptes, mendiants ou sdf, les nantis, les solitaires et les amoureux, les familles et les ados, je ne m’interdisais aucun sujet. Faute d’avoir assez de courage et d’expérience pour maîtriser le photoreportage, je décidais le 30 décembre 2010 à aller à Sidi Bou Saïd avec l’intention manifeste de faire comme si c’était Sidi Bouzid(4).

Naïveté d’un citoyen paisible
J’avoue que je fus crédule au point de croire le troisième discours de Ben Ali et je m'empressais d'écrire sur Facebook que le peuple à gagné une grande bataille, celle de la liberté d'expression. Le souhait de ne plus revoir les images des carnages d’innocents, le vœu de retrouver mon Tunis reprendre sa vie normale ainsi que la peur de voir une répression encore plus musclée s’abattre sur nos têtes ont été les raisons de mon optimisme.  Mais quelques minutes plus tard, on apprenait que les scènes de liesses sur les plateaux télé et même dans l'avenue Habib Bourguiba, malgré le couvre feu en place, étaient montées de toutes pièces…rideau : « E finita la comédia ».
Je m'arrêtais alors, ce jour-là, de faire des commentaires sur Facebook à caractère politique et je me décidais de faire ce que je savais faire avec moins de faute : photographier.

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"Victoire de Tunisie", (manifestation pour la laïcité et la tolérance), Tunis le 19 février 2011. Photographie Hamideddine Bouali

Depuis le 13 janvier j'ai quotidiennement photographié, Tunis, puis Sidi Bouzid, me prenant pour un reporter, c'est à dire ayant une mission à accomplir : rendre compte, et un crédo : la vérité. Je n'ai jamais autant photographié, jamais été face à une histoire qui se fait, jamais eu si peur, jamais été si exalté  ...Jamais été si vivant !!! 

Hamideddine Bouali
22 février 2011
(1) http://du-photographique.blogspot.com/2010/10/chronique-grise.html  
(2) http://du-photographique.blogspot.com/2010/11/chronique-narcissique.html
(3) http://du-photographique.blogspot.com/2010/12/manifoto-2010.html
(4) http://du-photographique.blogspot.com/2010/12/chronique-actuelle.html

10 commentaires:

Anonyme a dit…

Cher Hamid,
Quelles belles photographies et quel beau texte ! Ta sincérité – oser te reconnaître lâche – montre ta noblesse de cœur et ton vrai courage. Non, tu n'est pas plus lâche que les milliards d'autres humains qui ont peur de vivre libre de tous les tyrans. C'est la nature humaine et l'instinct de conservation.
Ce qui compte dans une révolution, comme dans la vie d'une société, c'est que chacun fasse ce qu'il sait le mieux faire pour apporter sa pierre à l'édification d'une vie sociale humaine. Tu as fais ce que tu sais faire le mieux : des photos qui témoignent. Et c'est aussi utile que de faire du bon pain. Le boulanger a besoin de tes photos comme toi tu as besoin de son pain. C'est cela une société : tous, nous avons besoin de tous les autres.
Tu dis que tu n'as jamais été aussi "vivant", et bien, continue !
Amitié à toi et à tous les autres Tunisiens, André (de Nice)

Anonyme a dit…

je ne suis pas dotè comme ecrivain,en plus le français n'est pas ma langue maternelle, mais je ne peus pas renoncer a vous exprimer mon admiration pour l'enorme travail que vous avez accompli! vous etes un grand! merci de m'avoir permis de vivre cet avvenement avec vous! giuseppe djerba.

Anonyme a dit…

Bravo les jeunes! Vôtre vision du monde nous rend meilleurs

Anonyme a dit…

BRAVO!!!!!!!!!!!et MERCI...........
C'est vraiment un beau résumé de la révolution avec de trés belles photos .
Bonne continuation .

Patricia Garcia a dit…

Depuis que je vois votre travail, et que je partage sur Facebook, sans vous connaitre, je peux vous assurer que la seule chose que je suis prête a jurer, c'est votre honnêteté, votre sagesse et votre humanité. Vous avez aiguisé mon regard et offert un beau témoignage de votre pays et votre peuple tel que je me les imaginais! Et qu'il me tarde de venir découvrir "en vrai" Merci pour tout. Patricia

gildotchka a dit…

Hamideddine, j'ai commencé à regarder tes photos hier et pas possible de m'en arracher ! la premièré c'était tout le monde e groupe avec des balais ! propre la Révolution propre la Tunisie et tot le monde s'y est mis ! sahhalikom les jeunes (tu as 50 ans moi plus de 80 donc je peux dire les jeunes) ... je m'abonne à ton blog et j'en parle et je vais en rêver ... merci

Dominique Le Boucher a dit…

Salut,

La beauté de cette révolution c'est la beauté des gens qui la font... Cette jeunesse bras grands ouverts qui n'a pas peur de la mort et qui renvoie le vieux monde à ses crimes et à ses hontes... Thomas Sankara disait juste avant d'être assassiné : " Osons inventer l'avenir... "
Nous sommes peut-être en train d'oser enfin...
Tu as raison la vie est là comme un fruit délicieux et son jus nous éclabousse de petites gouttes de lumière... Nous n'avons jamais été aussi vivants tous ensemble... Votre révolution, la tienne c'est aussi la nôtre celle d'un monde généreux tendre solidaire et tellement poétique !
Mabrouk ! Mabrouk à vous tous et à toi pour tes photos de notre histoire qui arrive enfin après une si longue attente !
Restons unis et nous ne serons plus jamais oubliés du soleil !
Bien amicalement et fraternellement. Dominique de Paris

Jérémy a dit…

Salut,

Toutes ces photos sont magnifiques, elles expriment tous les sentiments de la révolution de Jasmin : tristesse, émotion, peurs, joies, fierté, solidarité et enfin libération.

Bonne continuation.

Jérémy (Nîmes - France)

Anonyme a dit…

Oui tu était lâche pendant la révolution et tu n'as même pas osé de partager des vidéos sur facebook et après la révolution, tu as profité de la situation pour gagner de l'argent au nom de la révolution...
dommage pour toi tu ne mérite pas d’être un photographe pro

Hamideddine Bouali a dit…

Voyez-vous la différence ?...j'ai avoué mon manque de courage dès février 2011, en signant de mon nom complet...Vous venez après presque une année m'accuser de ce que j'ai moi même dis en vous cachant derrière la vraie lâcheté de l'anonymat. Oui je suis devenu plus riche aujourd'hui, car j'ai rencontré de vrais patriotes,j'ai affronté de vrais dangers et j'ai exposé un peu partout dans le monde...en continuant à le faire avec un modeste Lumix que j'ai cassé, aujourd'hui je ne suis pas propriétaire du Bridge avec le quel je fais des photos ! Merci en tout cas pour votre commentaire.